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06/07/2014

PRISONNIER D'UN PASSÉ

 

 

 Traumatisé par la douleur du passé,

 Il s'étrangle devant ce miroir

 Qui lui rappelle

 Tout ce qu'il a voulu effacer.

 Il sait qu'il ne peut oublier,

 Et ne peut se taire.

                                 

 

Car ne veut à aucun prix,

Revivre ces moments assassins.

 

Son vœu le plus cher était

D'attendre un jour meilleur.

Ce jour meilleur aurait pu lui briser ses chaînes.

 

Ces chaînes qui faisaient de lui un prisonnier,

Un prisonnier de souffrance,

Un prisonnier d’un étrange malheur.

 

Il vivait de ses larmes et de ses craintes.

Il broyait de ces cauchemars effroyables,

Ne pouvait dormir sans crier.

 

Car toutes ses nuits l'appelaient

De son ombre qui ressemblait

Étrangement à un voile lumineux

La peur régnait en lui

Sans qu'il ne puisse y échapper.

 

Pourtant, il voudrait

Tout chasser et ne plus y revenir.

Il ne voudrait y creuser sa tombe.

                         

Mourir, ferait étrangement son bonheur,

Et vivre, une passion expressive.

Non pas vivre de vouloir mourir

Sans certitude d'un bonheur.

 

Réminiscence de ces nuits horribles.

Réminiscence  de ces longues nuits froides.

Mémoire d'une pénible souffrance.

Un passé de cauchemars

Dont il demeure encore prisonnier.

 

Peu de tranquillité dans sa mémoire.

Sans répit, il gémissait.

Il ne pouvait dormir.

Ses yeux ne pouvaient se fermer,

Car l'incertitude d'une bonne et douce nuit 

Le tourmentait.

 

L'enfer régnait autour de lui.

Ne pouvant se défendre,

Il hurlait dans sa tête

Des cris étouffés

Sans qu'aucun son

Ne pénètre dans une pièce voisine.

 

Mon Dieu qu''il avait mal !

Mon Dieu qu'il souffrait !

 

Mais pourquoi ?

 

Seul, il vivait de ces cauchemars

Envahi par la douleur,

Il pleurait. Et il s'interrogeait.

Sans réponses, il savait 

Qu'il était condamné.

 

Souffrir devenait une habitude

Dormir devenait son enfer

Son sommeil devenait perturbateur,

Car fatigué, il était.

Mais il ne pouvait s'endormir.

                                    

Toutes ces nuits,

Le même cauchemar

Recommençait.

 

Il savait qu'il ne pouvait y échapper.

Seulement, cela devenait presque routine.

Pourtant, la douleur s'accentuait.

Et rien ne pouvait y remédier,

Si ce n'était qu'à attendre.

 

Des nuits, encore des nuits,

Toujours des nuits.

Des nuits froides,

Humides de sueur,

De peur, de crainte,

Et de douleur.

 

Il ne comprenait plus rien

Et ne voulait plus comprendre.

Il demeurait sombre dans ses regards.

 

Il était pris de vertiges,

Car il ressentait des douleurs osseuses.

 

Mais pourquoi?

 

La sueur trempait ses draps.

Il se tournait de gauche à droite

Il s'allongeait sur le dos, sur le ventre.

Aucune position ne le mettait à l'aise.

 

Mais pourquoi ?

 

Il voyait des images

Et des visages

Que sa mémoire

Ne reconnaissait même pas.

 

Il vivait la douleur

Et croyait en mourir.

Car il ne pouvait bouger

Il ressentait cette douleur

Comme une paralysie générale.

 

Aussi bizarre,

Il hurlait une certaine hauteur

Peut-être avait-il peur ?

Peur de tomber ?

Ou alors était-il pris de grand vertige ?

 

Que comprendre ?

Que croire ?

Revivait-il une tragédie ?

 

La nuit lui faisait peur.

Et le jour, il fuyait.

Mais pourquoi fuyait-il ?

 

Car la nuit le retrouvait toujours

La nuit l'attendait.

Et ses cauchemars étaient

Encore plus présents que jamais.

 

Des nuits de torture.

Des nuits de souffrance.

Des nuits d'incompréhension.

Des nuits d'incertitude.

Et des jours de grande tristesse

Accompagnés de larmes....

                  

Prisonnier d'un passé.

Prisonnier de ses cauchemars.

 

Souffrance de l'obscurité,

Souffrance de la lumière,

Toujours ignorant.

 

Mais pourquoi devait-il autant souffrir ?

 

Il espérait la délivrance,

Car il éprouvait du dégoût.

                       

Ces nuits étaient horribles,

Trempées des frissons 

Du désespoir.

 

La nuit a frappé à sa porte.

Et pourtant, il respire encore.

Sans savoir comment ? Ni pourquoi ?

 

Il pleure de sa profonde ignorance

Car il a douté de la vie.

Et, il a même douté de lui,

Pour tout dire, il a douté de tout.

 

 Souffrance et désespoir.

Il voulait vaincre sa peur.

Il voulait combattre ce cauchemar.

Jusqu'au jour où, en pleine nuit,

Une voix lui dit :

                     

« C'est moi ».

«  N'aies plus peur ».

 « Je suis présent ».

«  Je suis ton protecteur ».

«  Je sais que tu n'étais pas encore prêt », 

« Mais il fallait que je revienne ».

«  Car ma place est auprès de toi ».

«  Trop de temps, j'ai souffert

 De t'avoir abandonné ».

 

« Saches que je ne te quitterai plus ».

«  Je t'aiderai ». 

«  Je te protégerai ».

« Je t'ai tant écouté ».

« Mais je ne pouvais me manifester ».

« Je n'avais pas le droit

  De revenir trop tôt ».

« Ta confiance m'a aidé ».

« Tes appels me torturaient ».

« Tes cris m'ont déchiré ».

«  Ton amour m'a récupéré

«  Et cela me rapproche de toi ».

« Toutes tes souffrances m'ont alarmé ».

« Ta sincérité et ta fragilité

 Ont été mises à l'épreuve »,

« Mon fils me revoilà »,

« Et ce pour toujours »....

 

Mon Dieu, il ne pouvait en croire ses yeux.

Il croyait que son cœur allait le lâcher.

Il croyait mourir de l’absence de son Papa.

                             

Mon Dieu que lui est-il arrivé ?

Sans dormir, il reprenait des forces.

Sans rêver, il reprenait confiance.

Sans attendre, il se confiait au lieu sûr

De son messager,

De son protecteur.

 

Son protecteur repose dans un cimetière

Et depuis,

Il croit en son protecteur

Qui a su effacer quelques cauchemars

Qui a su atténuer sa douleur

Qui a su le comprendre mieux que personne.

 

Il se reconnaît dans l'insuffisance

Et devant cet étrange miroir.

             Il se disait :

 

      « Est-ce moi le prisonnier du passé » ?

      «  Ou lui, mon protecteur » ?

      «  Les deux  ?  Peut-être » ?

 

Victime de cauchemars

Il ne pouvait comprendre.

 

Souffrir et devenir.

Le passé est passé.

Mais le passé n'a pas su effacer

Les traces d'un rôle manquant

Et d'une perte incomprise.

 

Si présent est ce passé

Par des cris, il te réclamait.

Et devant cette souffrance, tu revenais….

 

Silence de certitude,

Il pleure.

 

« Papa, je ne savais me défendre ».

 

Comprendre est son devoir.

Après la mort, une naissance a suivi.

Ils n'ont pu se reconnaître,

Mais ils ont dû certainement 

Se croiser quelque part.

 

Mais pourquoi souffrir autant ?

 

Papa, mes larmes pouvaient

Désormais se sécher.

 

Tu es encore plus présent que jamais.

Ciel ! Voilà que découverte existe,

 

Prisonnier de la mort.

Prisonnier dans l'au-delà.

Son passé n'a pu résister.

 

"Certitude de présence"

                   

Protecteur,

Tu es irremplaçable.

 

 

Écrit à Denain,

Le 02 octobre 1985

Jacques

 

 

Commentaires

je viens de le relire et il m'émeut toujours autant ce texte
douce nuit, allumes tes rêves
gros bisous

Écrit par : Christiane | 06/07/2014

TEXTE TRES EMOUVANT ... MAIS QUE DE SOUFFRANCES ..

Écrit par : SYLVIE | 07/07/2014

Les commentaires sont fermés.