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05/07/2014

À LA RENCONTRE DE L’INEXISTENCE

 

 

C'est à la tombée du jour,

 Juste avant le coucher du soleil,

Que tout se transforme....

 

Une terre se refroidit

Devant une source de chaleur

Qui, incroyablement, s’éteint.

 

Un dernier rayon de lumière

Vient ainsi mourir sur un visage

Qui s'asphyxie sans appel à l’espoir.

 

Une obscurité profonde

Recouvre toute la surface de l'horizon

Qui, déjà, se noie dans le silence

Qui, inévitablement, ne vient de nulle part....

 

Un étranger, au sombre visage

Se promène sur un chemin désert

Et fuit, ainsi, l'inexistence de la vie....

 

Une nuit glaciale.

Une terre de solitude.

Un silence effroyable.

 

Ce climat de persécution menace l'étranger

Qui, ayant perdu sa mémoire, ne craint le danger

Qui, de son coma, ne peut croire à aucune passion.

 

Il ne pouvait crier la vie

Qui, hélas, ne cherchait qu’à le détruire.

 

Devant ce mystère qui s'accentue.

L'étranger, lui, marche, inconsciemment,

Dans l'immensité de ce sombre désert

Qui ne le mènera jamais nulle part.

 

Des frissons de frayeur

Et des frissons d'incertitude

Dominent ce paysage

Que son délire soupçonne.

 

Cet étranger n’est que moi.

Je me suis retrouvé loin de mes proches.

Hélas, c’est pour cette raison que la vie m’échappa….

 

L'étranger court au loin,

Et disparaît sur ce chemin

Qui lui est encore inconnu.

 

Devant ce silence effroyable

Qui ne peut que lui ronger les sangs

Et, sans crier le vide qui l'étrangle,

 

L'étranger vagabonde

En brisant ce mystérieux miroir sans avenir

Dans lequel, il a cru rencontrer son inexistence.

 

 

                          Écrit à Denain,                         

Le 24 novembre 1985  

                                                         

Jacques

 

 

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Commentaires

beau aussi ce texte
j'espère que tous ceux qui le verront l'aimeront aussi
çà fait presque trois décennies que tu l'as écrit
il prend encore aux tripes
bonne soirée et bisous

Écrit par : Christiane | 05/07/2014

TRES BEAU TEXTE JE ME DOUTAIS QUE L ETRANGER C ETAIT TOI ...

Écrit par : sylvie | 07/07/2014

UN AUTRE STYLE D ECRITURE UNE FORME DE SOUFFRANCE EN MIROIR...CE TEXTE ME FAIT PENSER A LA RECLUSION SOLITAIRE DE TAHAR BEN JELLOUN UN DE MES AUTEURS FAVORIS..NOUS SOMMES TOUS ETRANGERS POUR NOUS MEME CERTAINES PERIODES DE VIE..ETRANGERS COMME DECALES DE CE VERBE VIVRE..FUNAMBULES PRET A SAUTER DS LE VIDE..J AIME LA PROFONDEUR DU TEXTE..EXILES DE LA VIE DE PART NOS DIFFERNCES.... TU ECRIS COMME TU ES ...VRAI.... ENCORE S IL TE PLAIT

Écrit par : berisa | 16/12/2014

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