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27/10/2013

LE VERTIGE DE MES ÉMOTIONS

 

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Voilà, ce dont je n'ai jamais été capable : traduire ce qui est ancré dans ma mémoire.

À ce jour, je me dois d'évacuer ce souvenir et même d'en sortir mon mouchoir.

 

Il a y bien longtemps, un soir, me promenant dans une aire de repos près de ma voiture,

Stationnée dans la nuit où se perdaient, tout comme moi, des gens avec trop peu d'envergure.

 

 

Je ne peux cacher, qu'à ce moment précis, ma vie était mouvementée et connaissait un bonheur,

Culpabilisé pour des raisons d'un amour, qui se défendait des mensonges par un manque de courage.

De ne vouloir accepter pour trahison, les quelques mots venus dénoncer ce boulversant témoignage.

Le coeur prit dans un engrenage, où j'accuse d'un pas meurtri, se traînant derrière de longues heures....

 

 

Le temps révélateur de ne taire ce dont j'ai été la victime, un soir, dans les quartiers de toutes prohibitions.

 

Où l'on m'a battu à plusieurs reprises de coups de poing, de pieds et d'une barre métallique par des gens loin de toute innocence,

 

Qui continuèrent à m'injurier, à me cracher au visage, et prendre plaisir à me piétiner le corps. Surpris en voyant toute cette violence,

 

Je rampais à terre, sans même m'en rendre compte. Mon corps et mon coeur terrifiés pleuraient d'incompréhension.

 

 

Mais qu'étais-je venu faire dans cet endroit malfamé ?

Je peine à m'en souvenir. Mais je voulais fuir ce que l'on appelle : l'amour libre.

Ne fréquentant pas les bars, je devais fuir mes doutes à en perdre ainsi mon équilibre.

Car l'amour dit libre n'est qu'un piège pour vos éloigner de l'être aimé.

 

 

Je ne savais que dire. Le temps défilait très vite où me yeux, honteux, où le silence s'est soumis devant l'abîme, sans comprendre le préjudice subi...!

 

Le refus de vouloir haïr, car je m'en sentais fort coupable. Jadis la même chose s'était produite accompagné d'un ami mais dans une boîte de nuit.

 

Mon choix légitime de taire que je m'étais réveillé dans un hôpital, aux côtés de celui qui me serrait fortement la main avec amour....

 

Un amour que les blouses blanches ont fait fuir à le harceler par trop de questions.

Questions en rapport avec cet incident, à savoir si l'alcool était à l'ordre du jour...!

 

Les tests sanguins ont répondu à leurs interrogations.

Mais pas aux miennes. Questions sans réponses, puisque je n'ai pu confier que cela fût vécu et ressenti comme un drame caché derrière quelques planches.

 

Ne pouvant m'exprimer devant autant de fractures que se refusait d'entendre les blouses blanches.

 

Les planches, celles dont on se sert pour les cercueils. Je pleurais un horrible crime : celui de l'homophobie.

 

Je compris que c'était mon premier amour qui s'épuisait sous mes yeux, trahi devant ce terrible témoignage.

 

Jamais je n'aurais osé me prêter raison à vouloir taire dans les couloirs de ma vérité. Et ainsi vous rendre hommage..

 

Hommage d'une vérité qui va être blâmée. Car je m'épuise à vouloir trop en dire et je ne veux plus jamais tomber et ainsi, m'offrir à l'oubli.

 

L'oubli que j'accuse, dans les élans vertigineux et émotionnels, de vouloir rompre avec mes mains pour briser la glace.

 

Pour en retour, en attendre que me revienne le courage d'en recevoir les fruits de votre compassion, et aussi le fruit de votre pardon.

 

J'avais oublié d'en préciser, dans ce récit, que mes agresseurs m'ont brûlé le torse avec une vulgaire cigarette, pour clore ces confessions. 

 

Le rideau tombé, je voudrais vivre d'amour et d'eau fraîche et je voue mon amour aussi mes erreurs aux élans de Grâce.

 

La Grâce. Que Dieu me l'accorde en ces jours pénibles, versant autant de larmes, puisse-t'il me pardonner sans répit et aucune récréation.

 

Je me suis réveillé encore plus souffrant qu'autrefois, mon coeur, mon corps et mes espoirs n'ont su trouver la meilleure des carapaces.

 

Et les blouses blanches m'ont marché sur le corps, lors des examens. Puis ils m'engagèrent dans une frustrante impasse.

Ainsi, perdu dans leur jargon encyclopédique où y germe l'incertitude, que je ne peux laisser place au bonheur, devant leur manque de dévotion.

 

Jacques 

Écrit le 19 Septembre 2006   

 

 

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