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24/10/2013

RENDEZ-MOI MA PUDEUR

 

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À plus de quatre mètres, je sors pour prendre une bouffée d'oxygène.

L'automne s'est installé. Et ne voudrais-je tant courir pour te rejoindre ?

Les arbres ne sont pas tristes. Mes certitudes ne voudraient s'en plaindre.

La saison s'incline, et souffle le vent : telle la caresse d'une pelote de laine.

 

Je me suis bien couvert, mon tendre Amour, rassures-toi.

Le soleil reste courtois, il a compris le fait que je lui tourne le dos.

Si tu pouvais entendre, et si je savais comprendre le chant des oiseaux ?

Leur chant est un refrain : le refrain d'un bonheur qui n'exige aucune loi....

 

Les feuilles tourbillonnent, pourtant elles ne sont pas sèches.

J'aurais besoin d'un tamis pour trier les brides de nos souvenirs.

La rencontre et l'union de deux écorchés vifs : le ciel peut applaudir.

Ce ciel a reconnu notre Amour. Et nos coeurs ont su colmater leurs brèches.

 

Les doléances ne réveillent que ma candeur.

Le chemin le plus court sera celui que notre Amour empruntera.

Le destin frappe fort. Et la vie pourrait se vivre sans lauréat.

La condescendance est à blâmer. Et le soleil découvre ma pudeur....

 

Au loin, j'entends le piaffement des chevaux.

Cela est plus rassurant que ne l'est le silence des médecins.

Certains d'entr'eux se sont montré odieux, affamés, tels les requins.

J'ai besoin de taire ce qui s'est dit. Et alors chanteront les oiseaux....

 

Les sous-entendus esquivent toute vérité.

Je garde mon calme, et mon âme vagabonde.

Toute ambiguïté apparaîtrait immorale et immonde.

Jamais ma confiance ne sera réduite, ni même émiettée....

 

La lumière se dissipera à court ou à long terme.

La peur ne m'étreint plus, puisque tu seras là pour me guider.

La frayeur est soumise aux erreurs où la négligence vient frapper.

Ô mon Amour, ils ont volé ma pudeur : cette porte, je la referme....

 

Jamais pareille cruauté ne devrait frapper notre monde.

Les volcans n'ont aucune maîtrise.... Tout comme moi.

Ce souvenir s'amenuisera avec le temps. Attendrais-je trop de toi ?

Mais mes larmes tombent, et tendrement, par la pensée, tu me bordes....

 

Jacques

Écrit le jeudi 24 Septembre 2009

 

 

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