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23/10/2013

L’ASSASSIN

 

C'est un vieux texte morbide,

Certes ! je vous l'accorde.

 

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Sonne l’heure, l’heure d'oublier la chaîne de pourquoi

Pour qui, en cette fin de siècle, souffrir est toujours un enfer.

J’observe obstinément la passion mutilée qui cherche à taire

Ma pauvre vérité, celle qui, jusqu’à présent respectait toutes vos lois….

 

La loi du silence. Taire que, cachée derrière un ignoble diable, se maîtrise

Votre indifférence dans ce purgatoire qu’est depuis ma pauvre vie

Où seuls manquent les mots justes et d’humilité. Mon miroir a surpris

Un jour, mon âme me fuir tant elle craignait d’être sous son emprise….

 

Je vis dans ces flammes orgueilleuses depuis que j’ai compris

Qu’un jour sans espoir je partirai pour un ailleurs. Et pourtant

Je m’acharne à vouloir soulager les brûlures que le temps

Ne sait, hélas, guérir, lui s’écoule sans interrogation aucune et dit :

 

"Qui es-tu pour pleurer ainsi ? Tes yeux cherchent, à raison ou à tort

Un signe qui ne vient de nulle part ! Serais-tu seul et perdu, ou celui 

Qui espérait la paix divine en ce monde odieux, insouciant de l’oubli ?

Quelle est ta pauvre vérité ? Pleurerais-tu la vie, le regret ou le remord ? "

 

Je pleure l’enfant qui m’habite et ne veut mourir dans ce millénaire

Innocent, cherchant à prêcher la paix, l’amour, la passion, la fraternité

Recherchant obstinément la lumière et abri au terrorisme de cette obscurité

Qui ne cesse de s’accroître en ces heures de danger que je ne veux taire… !

 

Je voudrais tant que mon cœur cesse de battre pour, en cet instant, y retrouver

Accompagner des anges, « Le Seigneur », pour lui dire à haute et de vive voix

Qui est aussi responsable de laisser à l’homme tout asile et même le choix

De détruire tout empire spirituel que sont compassion, amour et même dignité....

 

Mon cœur saigne. Je ne peux maîtriser la douleur qui se rebelle et m’atteint.

Que les anges m’accompagnent pour accomplir et confirmer dans l’absolu

Le devoir que chacun se doit de respecter sans scrupules, ni aucune retenue.

J’irai surprendre cet ignoble diable provocateur pour en devenir son assassin….

 

Jacques

Écrit le 15 Septembre 1995

À Valenciennes

 

 

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