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23/03/2013

LES SOUTERRAINS

Mon bel Amour, tu me manques comme jamais tu ne pourrais l'imaginer.

Je déteste tant les trains, les gares. Et le taxi qui vient pour t'arracher à moi.

Retentissent les coups de klaxon. Puis la sonnette qui me surprend chaque fois.

Nos coeurs ne peuvent s'y résoudre. Et lorsque tu pars, mes yeux n'osent te regarder....

 

Je ne fuis en rien tes regards : simplement c'est mon coeur qui pleure.

Comment pourrait-il en être autrement, mon bel Amour, puisque tu pars ?

Le contraire serait impossible à croire. Car je m'épuise à l'heure de ton départ.

Toutes retournées, nos vies ne peuvent se soustraire aux élans du bonheur....

 

La force m'abandonne. Mais en dépit, elle m'en réclame tant.

Autant en frissonnent nos joie qu'aussitôt s'installe la tristesse.

Tu sais que sans toi, je ne maîtrise rien, ni même ma paresse.

Cette faiblesse qui réside est une épreuve défiant notre Amour face au temps.

 

Mon coeur bat à un rythme des plus incertains, puisqu'il ne sait attendre.

Et, du regard, je contemple ma main sur laquelle tu y as glissé une alliance.

Pieux sont nos voeux prononcés. Les mots qui suivent sont dénués de sens.

Ils se mélangeront aux faits du jour, et il serait navrant de s'y méprendre....

 

Pour taire l'overdose médicale dont je suis la victime, et son refus.

À ta demande, j'en sécherai mes larmes, car je sais que tu m'aimes tant.

Pour te plaire, j'exécuterai tous tes souhaits et ce, le plus souvent.

Et les roses à t'offrir n'en seront fatales aux sourires des Amours convaincus....

 

Et je me surprends à attendre des trains.

Puis ce taxi qui te rapprochera de la maison.

Où nos coeurs se réconforteront à s'en perdre de raison.

Tu es loin. Et pourtant si proche que j'en creuserais des souterrains....

 

Pour ainsi venir me blottir dans tes bras, mon tendre Époux.

Et tous ces souterrains virtuels me conduiront vers toi mon Amour.

Qu'en pleurera de joie le ciel lorsque le doute s'évanouIra pour toujours.

Toi seul me touchera : jamais plus ces toubibs.... Qui sont devenus des ripoux.

 

La vie et la maladie sont loins d'être une partie de poker.

Notre Amour est fusionnel. Et je crois entendre l'arrivée de ton train.

Libres resteront les oiseaux : ils nous chanteront leur plus beau refrain.

Mais, je me dois de rétablir l'équilibre tout en ouvrant mes paupières....

 

Jacques 

Écrit le 17 Juin 2009

 

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