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13/03/2013

ÉTERNEL ASILE

Que croire au crépuscule d'un soir où, sur un arbre, perce une lune,

Venue me conter, s'essouflant, la vie et la mort sous des regards abattus ?

Et où se retranchent, craintivement, nos coeurs sans espérance aucune.

 

Plus meurtrier, vos silences me confirment des étoiles inconnues,

Sourdes et muettes. Cette nuit devient exploratrice du besoin des rêves,

Mutilant ainsi l'amertume colèreuse et ignorée des passions méconnues....

 

Et nos âmes innocentes puisent dans cet éternel asile sans trêve,

Refoulant ses larmes, que j'en implore à la plus mystérieuse des lunes

De nous montrer le chemin, celui où les nuages du désespoir y crèvent....

 

Les mots sont dénués de sens car personne n'écoute nos élans de tristesse.

Sous nos yeux épuisés par le chagrin, entraînant avec lui leur fardeau,

Plongés dans un océan pour s'y alléger sous une vague éprise de délicatesse....

 

Et stupéfait suis-je resté de rencontrer, dans les profondeurs de ces eaux,

Les mollusques et permis d'y voir les merveilles de certains petits coquillages,

Telle une huître qui se ferme, où s'incrustent des parasites montés à son assaut....

 

Fuyons ces céphalopodes, charmeurs aisés, prétadeurs pour en épurer leurs sillages.

Car je vous aime. Tant j'en recherche ma terre d'asile pour y mourir. Et, sans lueur,

Ma vie devient impossible. Et je ne veux pour artifice les teintes de votre maquillage....

 

Gronde alors le tonnerre venu dénoncer un orage pour y faire sangloter nos coeurs.

À l'horizon, une tempête se prépare, balayant sur son passage le seuil de nos demeures.

La pluie vient arroser nos jardins d'où la lune a disparu. Et je vois menacer nos fleurs.

 

Les mots ne répondent aux attentes du souvenir qui dévoilent les pleurs de nos promesses.

Et s'insurge le vent sous nos écarts de conduite. Et je courbe le dos endolori par nos amours.

Rien est à perdre des élans de sagesses, tel un fleuve se déverse à la mer, le soleil étant de retour....

 

Jacques

Écrit le 01 Octobre  2006.

 

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