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08/03/2013

SERRES MA MAIN

 

Les jours se décomptent, mon tendre Amour.

Pourtant, demain me semble être, encore, trop loin.

Ce n'est pas d'un compte à rebours dont j'ai besoin.

Les heures s'éternisent, et je tourne en rond dans mon séjour.

 

Un violent orage m'a surpris en pleine nuit.

L'eau a inondé la cours en recouvrant les schistes.

Il pleut dans notre maison, mais il nous faut rester réalistes.

Je ne t'apprends rien, mon Amour : pesant est l'ennui.

 

Mon Amour, ne saurais-je ainsi te remonter le moral !

Les montagnes nous soutiennent : jamais elles ne s'épouseront.

Leurs sommets sont blanchis, et avec le temps, ils le resteront.

Regardes, mon Amour ! Une grotte, ne trouves-tu pas cela génial !

 

Le vent s'engouffre dans cette grotte qui nous sert d'abri.

Tu vois ! On y entend des sons mystérieux : le vent chante.

Les sources y naissent. Pour décor, lacs et fleurs se plantent.

Somptueuses montagnes qui sont les ressources de la vie.

 

Non, mon Amour ! ces montagnes ne pourront jamais s'enlacer.

Celles-ci se dressent toujours vers la lumière, et elles en ont le mérite.

Dans leurs galeries souterraines l'eau y pénètre : jamais le calcaire ne s'effrite.

Serres ma main, et trouves une grande torche ! Et ne pourrait-on s'embrasser ?

 

Tu as vu, mon Amour ! Cette galerie est recouverte de souches.

Ne seront-elles pas demain les racines d'arbres et de buissons ?

Il nous faut vite trouver la sortie avant qu'ensemble nous ne trébuchions !

Combien même ! Je m'agripperai à toi avant que le soleil ne se couche.

 

Nombreux sont les repères, mon Amour : ne serait-ce le chant d'une cascade !

Elégantes montagnes pour y voir les chutes d'eau après ces violents orages.

Fermes tes yeux, mon Amour ! Puissions formuler des voeux et voir ce mirage ?

Je ne songe qu'à te réconforter, mon Amour : telles le feront nos accolades....

 

Oublies, mon Amour, les ignominies qui furent lancées contre nous....

Vois-tu, mon Roi, c'est l'indulgence qui va résoudre ce problème....

Epargnons-nous tous dangers en restant humbles : puisque je t'aime....

Nous ne pouvons nager dans le fleuve de l'indifférence, et j'en deviens fou.

 

Jacques 

Écrit en 2009

 

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