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07/02/2013

LES FUTAIES

Les forestiers sont venus tailler les branches.

Les arbres sont élagués en la même occasion.

J'ai humé l'aurore, et d'autres parfums portent à confusion.

Les oiseaux ne s'enfuient pas : ils aiment les roses blanches.

 

Tous les animaux ont conversé la nuit durant

Un langage qui m'est inconnu, mais c'était si beau....

Je voyage dans ces parfums, et réagissent ces mots....

A l'orée du bois, les tracteurs, en action, font du boucan.

 

Je mémorise les faits pour comprendre mes réminiscences.

Ma mémoire se crispe tant elle se souvient des futaies de hêtres.

Malaise en mon coeur cherchant à se situer et qui se doit d'admettre.

Mais l'adversité n'est que foutaise au détriment de toute exigence.

 

Les aurores boréales ignorent ma passion. Tu les découvriras.

L'avantage te bouscule, mon tendre Amour, à l'orée de ce bois.

Je maintiens le gouvernail pour te rassurer, mon élégant Roi.

Les feuilles tombent en dérangeant la saison qui s'installera.

 

Mon bel Amour, nous trouverons notre havre de paix.

La terre pleure les barils pétroliers qui sont à craindre.

L'océan, lui, accuse les marées noires : tout pourrait se peindre !

Au soleil se couchant, l'harmonie en déportera les faits.

 

Les bûches vont être vendues ou volées !

Les plaintes du bois chantent ainsi ce refrain.

Le miel remplit les ruches : les abeilles ont leurs chagrins.

Notre monde aperçoit l'indifférence : l'ignorance ne peut se consumer.

 

Reviens vite, mon Amour ! Je suis encore aux abois.

Sans toi, rien n'est réel.  De rêves nous avons tant besoin.

Ne voudrais-je que, de tes yeux, tu en deviennes mon témoin ?

Le parfum se prononce en s'accentuant dans l'âme de ce bois.

 

Jacques CORBEHEM

Jeudi 27 Août 2009

 

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