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07/02/2013

LA COURTOISIE DU SILENCE

Le sommeil ne devrait pas me réclamer autant d'efforts.

Celui-ci demeure indispensable car il devrait être réparateur.

Au soleil levant, j'en oublie les rêves m'emportant vers un ailleurs.

Sur mon lit de sable, sans toi, mon Amour d'ennui je ne m'endors....

 

Une porte s'entrouvre pour ce besoin d'espérer.

Je ne peux perdre la vue puisque l'Amour m'est revenu.

Cet Amour m'ouvre les paupières pour me secourir dans l'absolu.

Mon macula est atteint. Mes yeux et mon coeur ne cherchent plus qu'à t'aimer.

 

Tout se bouscule dans ma frêle tête, tel un tourbillon.

Privé de sommeil, je reste éveillé pour humer le parfum des aurores....

Devrais-je les mémoriser dans mon subconscient, qui, lui ne s'évapore ?

Arrivent les canicules brûlant la terre que le destin ne peut y poser ses jalons.

 

Ces jalons de la fatalité, voire ses sillons ne pouvant être creusés,

Puisque ma vérité et mon âme feront naître la courtoisie du silence.

Jamais je ne fermerai les yeux : même serait-ce un combat perdu d'avance ?

Non ! Mon ignorance est sage et ne veut contrarier l'indifférence offensée.

 

Mon âme gravite les montagnes pour reprendre son souffle.

L'indifférence se pavane dans le couloir des dangers incontrôlables.

Mon coeur témoigne des doléances qui ont leur prix, me paraissant fiable.

Tombe la fraîcheur de la Lune éprouvée par la raison du vent qui ne s'essouffle.

 

L'actualité m'effraie puisqu'elle n'est guère rassurante.

Pour l'heure, toutes les catastrophes emprisonnent ma joie.

Je pleure comme jamais. Et ces larmes réclament l'Amour de mon Roi.

Ô mon amour, tu me manques, même si les étoiles se veulent confiantes....

 

Pour la vie, je veux grandir avec toi, mon tendre Epoux.

Je défendrai notre cause même si tu n'es pas à mes côtés.

Nombreuses furent les roses que mon coeur n'ose les compter.

Je cherche à comprendre la peur m'étreignant : tout en devient flou.

 

Puis le Ciel en fait appel à la courtoisie du silence.

Ce silence qui déplore les compromis de la science.

Les éléments se ressaisissent pour fuir en amont l'arrogance.

La prudence est un fruit pleurant qui ne se confie que dans le silence....

 

Jacques CORBEHEM

 

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